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samedi 16 septembre 2017

Honu - Geoffrey Keezer

J’ai retrouvé ce relevé un peu par hasard. C’est un peu différent de ce que je relève en général mais cette intro de Keezer m’a paru intéressante à plus d’un titre. Et le morceau est très chouette également.
Je me demande si je ne l’avais pas déjà partagé sur mon ancien site. Bref.
Si vous ne connaissez pas ce pianiste, je vous invite à faire quelques recherches sur internet, et aller écouter les albums avec le trio de Ray Brown. Il y a également quelques vidéos en solo assez époustouflantes.
Egalement Joe Locke, fabuleux vibraphoniste, mérite amplement que l’on s’intéresse à sa musique.

(J’ai laissé le morceau en entier, parce que c’est chouette ! )









Ce sont les couleurs d’accords qui m’ont interpellé dans cette vidéo. Ce n’est pas facile à relever, en fonction de la qualité de l’enregistrement, du piano, etc, on a parfois du mal à distinguer certaines notes, et surtout à savoir ce qui est doublé ou pas.

On remarque que Geoff utilise souvent les 9, 11 et 13 à l’intérieur des accords, en friction avec la 5, la 3ce, etc... Cela donnent des accords assez aériens, mais très riches.

La couleur générale u morceau est d’ailleurs Cmin7(b6), mode qui a pour nom eolien.



Keezer joue souvent ce genre de renversement. (ici triade de Eb avec Ab en plus) :














Il utilise également souvent des accords formés d’une seconde et d’une 5te (ou d’une 4te) :









Un accord juste pour le plaisir (à 1’20), un beau Cmin9(b6) :













Un bon exercice est de pratiquer ce genre de voicing sur des couleurs simples (min7, maj7, etc...) et voir quelle note on peut ajouter, et où dans l'accord (9, 11ème, etc). Puis d’utiliser des renversements.

Je vous recommande d’aller directement voir (et acheter) sa leçon sur ce genre d’accord ici. (Contemporary minor voicings). C’est passionnant et limpide.


Bon travail !




jeudi 14 septembre 2017

Brazilian Like - Michel Petrucciani


J’ai découvert ce live il y a peu sur internet. On y retrouve quelques-uns des succès de Petrucciani.
Son jeu de piano est très mélodique et limpide, par conséquent, il est intéressant de travailler ses solos, qui sont souvent relativement abordables.












Quelques remarques pour mieux comprendre :



  • Dans cette version, Petrucciani intercale l’interlude (pédale de Bb) à chaque tour de grille, ce qui n’est pas toujours le cas selon les enregistrements.


  • A la 5ème mesure de la grille, il est souvent indiqué Bbmin7 dans les realbook où l’on peut trouver ce morceau. Mais ici, Petrucciani joue vraiment un accord de Gbmaj7 (ou Bbminb6 ) (la basse jongle entre Db F et Bb) sur deux mesures. Et c’est une belle couleur !


  • Quelques phrases du solo :



Ce passage, à 3’27’’ :







On peut simplifier les accords comme ceci :








On se rend compte qu’effectivement, il s’agit d’une cadence harmonique où Petrucciani joue 3 fois la même phrase transposée (en D, en G et en C). Ce sont de V/V qui s’enchaînent. Cela crée des tensions avec la basse (triton).



Autre exemple de tension à partir d’éléments répétés (4’13’’) :







Ici ce sont des arpèges ascendants et descendants, à peu prés au même endroit de la grille que l’exemple précédent. Petrucciani utilise les mêmes réharmonisations, comme on pourrait l’écrire ci-dessous :


















L’effet répété des arpèges crée également une tension mélodique. Il est amusant de travailler ces deux exemples dans tout le cycle de quinte, et d’essayer de l’adapter à d’autres morceaux.

Il y aurait beaucoup d’autres choses à voir dans ce solo, comme dans tous les solos des grands solistes de jazz, mais j’en resterai là pour le moment ! Bon travail !





samedi 9 septembre 2017

A Night In Tunisia - Brad Mehldau


Les années 90 sont importantes dans l’histoire du jazz actuel car elles correspondent à l’émergence des artistes que l’on voit aujourd’hui partout autour de nous. Et notamment toute la génération américaine de l'époque, Joshua Redman, Brad Mehldau, Benny Green, Larry Goldings, les Marsalis, et beaucoup d’autres bien sûr...

Je fais partie de la génération "Brad", et bien que je ne joue pas du tout dans son style, j’ai une admiration immense pour cet artiste incroyable. Je suis sa carrière avec beaucoup d’intérêt, mais je ne me lasse pas de revenir à ses premiers disques, où son jeu est flamboyant. Brad a une aisance rythmique fabuleuse qui lui permet de se jouer de la structure des morceaux, survolant avec agilité les carrures des thèmes, explorant le clavier dans son ensemble avec une facilité déconcertante.

C’est une vidéo connue des amateurs de jazz, où Brad nous livre un solo magistral sur A Night In Tunisia. Grande époque que le quartet de Joshua Redman, les gars ont la vingtaine ou à peine plus, et ça "déboîte" comme dirait l’autre.

Je ferai sans doute un autre post ultérieurement, où j’essaierai de faire un travail plus approfondi autour de ce solo.

Jazz !